Le viol des femmes dans le monde contemporain et le maintien du capitalisme viril patriarcal
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Universidad de Granada
Materia
Logique du viol Patriarcat Capitalisme Logic of rape Patriarchy Capitalism Lógica de la violación Patriarcado Capitalismo
Date
2026-01-22Referencia bibliográfica
Véronique Marie Madeleine Durand et Elvira Simões Barretto, « Le viol des femmes dans le monde contemporain et le maintien du capitalisme viril patriarcal », Sociocriticism [En ligne], XXXIX-2 | 2025, mis en ligne le 22 janvier 2026, consulté le 25 janvier 2026. URL : http://interfas.univtlse2. fr/sociocriticism/4226
Résumé
Cet article explore la logique du viol comme un outil de domination et de contrôle dans le contexte du capitalisme patriarcal et viril, en montrant comment cette pratique perpétue les hiérarchies de pouvoir et renforce la soumission des femmes. La violence sexuelle contre les femmes, en particulier les femmes noires, est analysée dans une perspective intersectionnelle, considérant les multiples formes d’oppression basées sur le genre, la race, la classe et d’autres facteurs. Les racines historiques de la misogynie sont explorées, du Néolithique à nos jours. L’intersectionnalité permet d’analyser différentes formes d’oppression — le racisme, le sexisme et les inégalités économiques — qui affectent particulièrement les femmes noires et celles issues de groupes minoritaires. L’analyse se concentre sur le Brésil, où les femmes noires sont les principales victimes de violence sexuelle en raison de l’héritage de l’esclavage, du racisme structurel et de la culture patriarcale. Le débat porte également sur l’utilisation du viol comme arme de guerre dans des contextes de conflit, comme en République démocratique du Congo et parmi les Yézidis en Irak, où la violence sexuelle est utilisée pour démoraliser les ennemis et détruire les communautés, ainsi que dans des cas de violence sexuelle dans des pays comme l’Inde. L’article soutient que la logique du viol constitue une pratique structurelle qui maintient le patriarcat et le capitalisme, en utilisant les corps des femmes comme des territoires de contrôle et de soumission. This article explores the logic of rape as a tool of domination and control in the context of patriarchal and virile capitalism, highlighting how this practice perpetuates hierarchies of power and reinforces women’s subjugation. Sexual violence against women, especially Black women, is analyzed from the perspective of intersectionality, which considers the multiple layers of oppression based on gender, race, class, and other factors. The historical roots of misogyny are explored from the Neolithic to the present day. Intersectionality allows for the analysis of different forms of oppression—racism, sexism, and economic inequality—which particularly affect Black women and women from minority groups. The article focuses on Brazil, where Black women are the main victims of sexual violence due to the legacy of slavery, structural racism, and patriarchal culture. It also examines the use of rape as a weapon of war in conflict contexts, such as in the Democratic Republic of the Congo and among the Yazidis in Iraq, where sexual violence is used to demoralize enemies and destroy communities, as well as cases of sexual violence in countries such as India. The article argues that the logic of rape is a structural practice that sustains patriarchy and capitalism, using women’s bodies as territories of control and submission. Este artículo explora la lógica de la violación como herramienta de dominación y control en el contexto del capitalismo patriarcal y viril, destacando cómo esta práctica perpetúa las jerarquías de poder y refuerza la subyugación de las mujeres. La violencia sexual contra las mujeres, especialmente las mujeres negras, se analiza desde la perspectiva de la interseccionalidad, que considera las múltiples capas de opresión basadas en el género, la raza, la clase y otros factores. Se exploran las raíces históricas de la misoginia desde el Neolítico hasta la actualidad. La interseccionalidad permite analizar diferentes formas de opresión —racismo, sexismo y desigualdad económica— que afectan especialmente a las mujeres negras y a las pertenecientes a grupos minoritarios. El estudio se centra en Brasil, donde las mujeres negras son las principales víctimas de violencia sexual debido al legado de la esclavitud, el racismo estructural y la cultura patriarcal. También se analiza la violación como arma de guerra en contextos de conflicto, como en la República Democrática del Congo y entre los yazidíes en Irak, donde la violencia sexual se utiliza para desmoralizar a los enemigos y destruir comunidades, así como en casos de violencia sexual en países como la India. La lógica de la violación constituye una práctica estructural que sustenta el patriarcado y el capitalismo, utilizando los cuerpos de las mujeres como territorios de control y sumisión.





