@misc{10481/112431, year = {2026}, url = {https://hdl.handle.net/10481/112431}, abstract = {La présente thèse de doctorat vise à analyser la capacité de la bioéthique globale comme une approche disciplinaire pour aborder le phénomène de l’impact de la dégradation de l’environnement global sur la santé des populations dans les pays en voie de développement afin de donner aux décideurs et aux populations des outils nécessaires pour atténuer les risques de dégradation de la santé humaine. En effet, la dégradation de l’environnement constitue un défi global urgent pour la santé de la population. Elle accroît les disparités en matière de santé et constitue des défis pour de nombreux pays. Bien que l’impact de la dégradation de l’environnement sur la santé des populations soit un phénomène global, les pauvres sont durement touchés par différentes formes de dégradation de l’environnement alors qu’ils ne sont pas les principaux responsables. Cette injustice environnementale globale dans les pays pauvres est alimentée et soutenue par les sociétés étrangères et les facteurs institutionnels internationaux. C’est dans cet objectif que sont développés les six chapitres qui composent ce travail. Le premier chapitre étudie trois principaux phénomènes environnementaux qui causent des problèmes de santé et qui contribuent aux décès de millions de personnes dans les pays en voie de développement : il s’agit notamment du changement climatique, de la pollution et de la déforestation. Ensuite, le deuxième chapitre discute de l’inégalité sanitaire dans les pays en voie de développement générée par les trois phénomènes de dégradation environnementale. Dans le troisième chapitre, on a soutenu que l’impact de la dégradation de l’environnement sur la santé des populations dans les pays en voie de développement et l’injustice environnementale globale relève de la bioéthique. Toutefois, celle-ci au sens traditionnel ne peut pas aider à aborder et à lutter contre l’injustice environnementale globale avec ses principes moraux jugés trop individualistes. Cependant, l’agenda moral élargi de la bioéthique globale s’écarte de l’individualisme moral et du nationalisme politique en s’inscrivant dans la vision cosmopolite qui reconnaît l’importance des droits à la santé de tous, quels que soient leur race, leur lieu de résidence ou leur pays. Cette discipline est donc outillée pour lutter contre les injustices environnementales globales. Tel est précisément l’objectif du quatrième chapitre. Il discute de la capacité de la bioéthique globale à aborder les crises socioécologiques et sanitaires dans les pays en voie de développement. Le cinquième chapitre analyse les accords internationaux sur la dégradation de l’environnement. Il part de l’hypothèse que si, malgré les accords internationaux sur l’environnement, ce dernier continue de dégrader la santé des plus démunis, c’est parce que ces accords présentent des limites. Finalement, le sixième chapitre traite de la responsabilité de la bioéthique globale comme défis de la responsabilité face à la dégradation de l’environnement dans les pays en voie de développement. Il traite de la question de l’attribution de la responsabilité qui devrait être étendue aux entreprises, aux États et aux organisations supranationales lorsqu’il s’agit de considérer l’injustice environnementale comme un problème lié à la santé dans les pays en voie de développement. La bioéthique globale s’avère être l’approche prometteuse dans la recherche d’une solution globale face à l’injustice environnementale globale dans les pays en voie de développement. Ceci parce qu’elle combine une compréhension de l’interdépendance globale avec des intérêts des populations à long terme qui pourrait potentiellement produire un large éventail de résultats bénéfiques, précisément dans le domaine de la santé globale.}, organization = {Tesis Univ. Granada.}, publisher = {Universidad de Granada}, title = {Bioéthique et impact de la dégradation de L’environnement sur la santé. Situation dans les pays en voie de développement}, author = {Kadja, Komi}, }