@misc{10481/110441, year = {2022}, url = {https://hdl.handle.net/10481/110441}, abstract = {La novela gráfica Pendant que le loup n’y est pas (Valentine Gallardo y Mathilde Van Gheluwe, 2016) presenta los recuerdos de infancia de las autoras en un momento de sideración social por los crímenes del pedófilo Marc Dutroux. En una atmósfera de ocultamiento por parte de los adultos, el relato se articula en la progresiva toma de conciencia de las niñas, lo que marca un desconcertante paso a la adolescencia. Bajo la banalidad aparente de las palabras y de los gestos, encontramos sentimientos intensos y relaciones sociales complejas que dan cuenta de una amenaza exterior evidente. Nuestro análisis se centra en la subconversación, en el sentido propuesto por Nathalie Sarraute, a través del estudio del dispositivo iconotextual de la obra. El particular tratamiento de los tabúes conversacionales y de la ambigüedad discursiva configura un original relato autobiográfico a cuatro manos en el que la singularidad de cada autora, lejos de impedir la unidad visual y temática, garantiza la cohesión de la historia y crea un efecto de tensión que no deja indiferente al lector.}, abstract = {Ce sont les paroles de la comptine Loup y est-tu ? qui donnent titre au roman graphique de Valentine Gallardo (1987) et Mathilde Van Gheluwe (1982), publié en 2016 par les éditions Atrabile, 2019 pour la deuxième édition. Pendant que le loup n’y est pas est un récit autobiographique où les autrices, chacune de leur côté, racontent leurs souvenirs d’enfance à Bruxelles. Comme dans la chanson traditionnelle, une ambiance inquiétante s’impose. Dans le roman graphique, les enfants ne sont pas au courant de ce qu’il se passe exactement, mais elles perçoivent intensément la tension qui se dégage d’une sous-conversation, au sens sarrautien, provenant du monde des adultes qui, de plus en plus immédiate, donne libre cours aux fabulations enfantines. Sous la banalité apparente des mots et des gestes, on trouve des sentiments intenses et des rapports sociaux complexes qui témoignent d’une menace extérieure évidente. En effet, sans s’y plonger, les crimes du pédophile Marc Dutroux dans les années 1990 tissent la toile de fond de cette histoire introspective, tendre et violente, aussi poétique que terre à terre. Notre analyse puise dans les mécanismes discursifs des autrices qui rendent visuellement perceptible et textuellement intelligible une atmosphère énigmatique et obscure, aux touches surréalistes, qui marque profondément la lente sortie de l’enfance. Notre but est d’étudier la composition et les nuances du code iconotextuel afin de mettre en relief, d’un côté, l’ambigüité du discours des adultes envers les enfants qui se dégage des tabous conversationnels ; de l’autre, les enjeux narratifs des autrices dans une démarche autobiographique particulièrement intimiste qui se partage entre émotion et réparation. Nous constatons que la matérialité tangible du langage de la BD, à la fois linguistique et visuelle, devient un outil d’analyse essentiel pour saisir le sens profond et pour s’imprégner de l’œuvre. De plus, on assiste au renouvellement du genre autobiographique dans un récit à deux voix où la singularité de chaque créatrice, loin d’empêcher l’unité visuelle et thématique, garantit la cohésion de l’histoire et crée un effet de tension qui ne laisse pas indifférent le lecteur.}, publisher = {Comares}, keywords = {Novela gráfica}, keywords = {Tabúes conversacionales}, keywords = {Ambigüedad discursiva}, title = {Claroscuros discursivos intergeneracionales. Testimonio iconotextual a dos voces}, author = {Blanco Cordón, Tatiana}, }